Vous avez tiré un trait sur le salariat et vous souhaitez lancer votre activité en tant qu’entrepreneur solo ? Il convient tout d’abord de vous féliciter, car l’aventure entrepreneuriale est pleine de rebondissements et elle vous ouvre des perspectives professionnelles intéressantes. Maintenant, vous devez choisir le statut de votre entreprise.
Dans cet article, nous allons nous intéresser de plus près à la SASU, car il s’agit d’un modèle qui attire des milliers d’entrepreneurs français chaque année. Puisque nous sommes très bientôt en 2026 et que la transition digitale est au cœur de nombreuses préoccupations, nous tenons à passer au crible les 4 étapes les plus importantes permettant d’opter pour ce statut.
La rédaction des statuts pour votre projet

Vous vous demandez s’il est possible de créer facilement une SASU ? Inutile de tergiverser, il convient de poser des bases solides dans un premier temps, à savoir les statuts. Le rôle de ces documents est de fixer toutes les règles concernant le fonctionnement de votre entreprise. Tous les éléments doivent être passés au crible : qu’il s’agisse de la dénomination sociale, de l’objet social, du siège social et même du montant du capital.
Si vous décidez de vous lancer dans la rédaction seule, vous devez être attentif concernant les clauses, car il arrive que certaines soient manquantes dans ce genre de situation. Ne négligez pas ce point, comme un statut incomplet retarde votre immatriculation automatiquement. Si vous décidez en revanche d’opter pour une plateforme en ligne, vous bénéficierez d’une expérience interactive avec des formulaires vous guidant pas à pas. Il vous suffira de répondre à des questions pour que le système génère automatiquement vos statuts.
Le dépôt du capital social est l’obtention de l’attestation
Concernant le dépôt du capital social, le minimum légal est de 1 euro symbolique. Cependant, il convient de bien réfléchir, car une somme aussi faible n’envoie pas forcément un très bon message à vos futurs partenaires commerciaux lorsqu’ils vérifieront votre ce montant sur votre K-bis. Concrètement, un montant trop faible peut véritablement nuire à votre crédibilité professionnelle. Pensez-y !
Quoi qu’il en soit, 3 options s’offrent à vous pour déposer les fonds :
- une banque traditionnelle (un système long et contraignant) ;
- une banque en ligne (rapide, mais parfois sélectif) ;
- un notaire ou la Caisse des dépôts.
Les plateformes de création en ligne intègrent des partenaires bancaires, ce qui facilite l’étape. En parallèle de la création de votre entreprise, vous ouvrez donc un compte professionnel, ce qui vous permet de gagner un temps non négligeable.
La publication de l’annonce légale de constitution

Ne vous y trompez pas, il s’agit d’une formalité obligatoire visant à informer de manière officielle le public de la création de votre entreprise. Pour cela, il est impératif que vous passiez par un journal d’annonces légales habilité dans le département de votre siège social. Afin de ne pas commettre de bévue, il faut savoir que le contenu de l’annonce doit suivre un format bien précis. Vous devez par exemple mentionner la dénomination sociale de votre entreprise ainsi que sa forme juridique, mais aussi, son capital social.
Il est aussi question des renseignements suivants :
- l’adresse du siège ;
- l’objet social ;
- la durée de la société ;
- l’identité du président ;
- les modalités de cession des actions.
Ne laissez absolument aucune place au hasard. Il convient effectivement d’être le plus précis possible. Sachez aussi qu’il s’agit d’un service payant et que son montant peut varier en fonction du journal choisi. En passant par une plateforme spécialisée, vous n’avez à vous occuper de rien. C’est au service de rédiger et de publier votre attestation de parution avant de la transmettre. Comptez-en principe, entre 2 et 3 jours ouvrés si vous optez pour la manière traditionnelle, tandis que les plateformes en ligne accélèrent ce processus grâce à leur partenariat avec des journaux.
Vous pouvez dans certains cas récupérer votre attestation par email sous 48 heures.
La constitution et le dépôt du dossier d’immatriculation
Le dossier doit effectivement être remis auprès de l’institut national de la propriété industrielle, autrement connu sous l’acronyme INPI. Cette étape regroupe tous les documents précédemment obtenus. Vous devez aussi déclarer officiellement la création de votre entreprise via le formulaire M0. Vous devez garder à l’esprit que les délais d’immatriculation peuvent varier. En optant par exemple pour une procédure classique, il faut compter entre 15 et 30 jours alors que si vous optez pour la solution digitale, il est largement probable que vous obteniez votre K-bis en moins d’une semaine dans la plupart des cas. Comme vous pouvez le constater, l’INPI traite les dossiers dématérialisés beaucoup plus rapidement.
En résumé, le fait d’opter pour la création d’une SASU directement sur internet est à même de simplifier les choses. Il suffit effectivement de suivre les étapes dans le bon ordre, et de rassembler les bons documents pour obtenir le K-bis le plus rapidement possible. Des milliers d’entrepreneurs ont déjà franchi le pas avec succès, alors pourquoi pas vous ?








